La figure de la sorcière connaît un véritable renouveau dans le manga contemporain. Loin des caricatures, elle devient apprentie studieuse, voyageuse mélancolique, héroïne énergique ou adolescente fantasque.
À travers elle, les auteurs explorent la transmission, le temps, l’identité et le quotidien.
Dans l’Atelier des Sorciers la série met en scène Coco, une jeune fille qui découvre que la magie s’apprend en traçant des formules précises. Le système magique, fondé sur le dessin, structure tout le récit. Entre émerveillement et secrets interdits, l’histoire interroge l’accès au savoir et la responsabilité de ceux qui le détiennent.

Dans Frieren, après la victoire contre le mal, l’elfe magicienne poursuit sa route. Immortelle parmi des compagnons humains éphémères, elle prend conscience, tardivement, de la valeur des relations passées. Le manga adopte un rythme posé et propose une réflexion sensible sur le temps et la mémoire.


Ichi the Witch, petit dernier arrivé cette année, plus dynamique, présente un magicien dans un monde de magiciennes. La magie y est plus directe, parfois spectaculaire, et accompagne un récit centré sur l’affirmation de soi et le dépassement.
Dans un registre comique, Witch Watch suit une jeune sorcière maladroite confrontée à la vie quotidienne. Les sortilèges provoquent surtout des situations absurdes, dans une comédie rythmée qui joue sur les codes du fantastique.

À travers ces œuvres, la sorcière s’impose comme une figure riche et modulable, capable d’incarner aussi bien le récit d’apprentissage que la méditation sur le temps ou la comédie contemporaine.
