Voilà pourquoi rien ne vaudra jamais le son de nos vieux vinyles

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De plus en plus de compression, de plus en plus de volume, un son toujours plus agressif… mais de moins en moins de dynamique : c’est ce qu’on appelle la « loudness war » (« guerre du volume » ou « course au volume » en français), une tendance majeure qui s’est accentuée au fil des années, avec l’arrivée de la FM et plus encore avec le CD puis la dématérialisation et le mp3.

Une pratique encouragée par l’industrie du disque, les radios, la télévision, qui vise à réduire de plus en plus la dynamique sonore pour augmenter la sensation subjective de volume. En résumé : de plus en plus de bruit, de moins en moins de musique.

 

Voilà pourquoi rien ne vaudra jamais nos bons vieux vinyles : gravés directement de source analogique sur un support dont la chaleur, la richesse et le charme est à ce jour encore inégalé.

 

loudness

 

Pour les puristes et les curieux, nous vous invitons à aller faire un tour sur le site des numériques afin d’en savoir plus sur ce sujet… et de consulter le petit tableau ci-dessous, avant de savoir quels sont les disques les plus compressés et les plus dynamiques.

 

loudness war graphic

Comments

  1. Si le mastering est ultra compressé, il le sera sur CD, sur vinyle ou tout autre support si le même mastering est utilisé : la loudness war peut donc également frapper le vinyle. Du coup la phrase « Voilà pourquoi rien ne vaudra jamais nos bons vieux vinyles : gravés directement de source analogique sur un support dont la chaleur, la richesse et le charme est à ce jour encore inégalé » est sujette quand même à débat 😀 L’article est très intéressant par ailleurs. Bonne continuation

    1. Un vynile reste de toute façon beaucoup plus charmant qu’un vieux .mp3
      Le problème c’est que beaucoup de personne ne connaissent pas le travail d’un producteur et son importance lors d’un enregistrement ainsi que tout le travail qui doit être appliqué après enregistrement pour garder quelque chose de propre. Je peux par exemple écouter le dernier nine Inch Nails sur n’importe quel support, j’ai toujours une qualité de malade parce que le mastering de l’album est absolument dingue. En revanche, même en loseless, pas mal d’albums sont affreux.

      Du coup totalement d’accord, avant de taper sur le support, il faut taper sur le travail studio.

  2. Le cd ou le wwave sont des formats qui sont tout a fait adapter aux grandes amplitudes de dynamique, le vinyl est bien plus limité de ce coté la. C’est sur les producteur qu’il faut taper, pas sur le support. Il y’a une règle en son qui dit: Caca in = Caca out!
    ca résume tout.

    1. Caca in = caca out, c’est exactement ça. Et ne comptez pas sur un système ultra cher et ultra précis pour amélierer le rendu, ce sera pire !

  3. Si on congèle de la merde on réchauffera de la merde, J-P Coffe. Amen.
    En gros si un master est mal mixé, mauvaise prise de son, ingé son sourd (véridique), le rendu final de l’enregistrement, qu’il soit sur n’importe quel support sera foiré.
    Le CD c’est aussi bon que le vynile, aussi bon que certaines cassettes, tout n’est qu’une question de qualité d’enregistrement. Point barre.

  4. j’ai entendu des anecdotes de labels qui envoient des wav refaits à partir de mp3 du groupe, parce qu’ils ont pas les bons fichiers et que le temps presse. au final après tu as des mp3 sur ton cd ou sur ton vinyle. sympa la qualité ! Cette anecdote extrême juste pour dire qu’il faut suivre désormais la fabrication jusqu’à l’étape finale pour être sûr de ce que tu vas donner à entendre… c’est un peu navrant.

  5. Je n’achète plus aucun CD depuis des lustres, je préfère mettre mes mains dans des bacs remplis de vyniles en parfait état, on en trouve encore pas mal…
    Par contre ne vous faites pas avoir avec des rééditions qui viennent de masters numériques (un comble !) et pressés en 180 grammes, c’est de la couille de loup…

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